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L’association didattica présente à l’atelier Coriandre de Montreuil-sous-bois chez Bielka

E phirnenqi xuèrga / La fête des maîtres artisans

samedi 9 décembre 2017 à 20h

mercredi 13 décembre 2017, par didattica

ma voix pour ton corps, ta danse pour ma poésie, nos langages dialoguent avec ta science
mi zan tire truposqe, to khelipe mire poeziaqe, amare ćhibǎ vakǎren tire ʒantripnaça


Récit en images par Léa Longeot

Extraits vidéo

Julián De Moraga, Bernardo de Barros - extrait de La fête des maîtres artisans / E phirnenqi xuèrga from association didattica on Vimeo.


Marcel Courthiade, linguiste responsable de la chaire de rromani à l'INALCO - extrait "E phirnenqi xuèrga" from association didattica on Vimeo.

La fête des maîtres artisans / E phirnenqi xuèrga

avec

Julián De Moraga, peintre, troubadour, chanteur et co-fondateur du groupe de flamenco electrónico EL ÚLTIMO GRITO
"Beaucoup ne savent pas ce qu’il chante, si une debla, une bulería, une soleá, un tango ou bien une farruca, un boléro ou une copla, soit avec guitare, piano, avec des machines, à capela ou avec trio de percussions de Bretagne je ne sais si cela existe et si cela est bien possible, peut importe. Il le scénographie si bien que les gens sont touchés soient-ils des simples amateurs, des véritables connaisseurs, ou totalement étrangers au flamenco. Il avance dans le même chemin de la dramatisation et de la dimension qualitative du flamenco que certains de ses prestigieux et précurseurs aïeuls - à chacun de faire appel à son imaginaire.
On le connaît aussi par ses fulgurances poétiques ou par ses - très rares - performances ou encore ses quelques pièces coup de rage théâtrales. Mais, surtout, parce qu’il est de ces artistes-chanteurs-poètes, dont leur voix savent de la raison de leur chant, chant dont il connaît quelques secrets et sait que ceux à mi voix, a media voz, sont ceux qui font mal. Il sait transmettre comme personne les sentiments à travers de sa voix et ses simples tableaux scéniques. Avec lui, dire le chant semble quelque peu plus naturel, plus plastique, plus dramatique. Et sans perdre de la pureza del flamenco  ? Mais ceci est une toute autre histoire.
Il demande... Rien. Tout au plus que le poème puisse aller se glissant dans les bouches ouvertes des vivants et des mourants !
Qu’il y ait le cri : Jamais de destiné !
___ Y un poco de descanso para su cuerpo espeso de sus mil años. ___ "

Bernardo de Barros, alias Maluk, danseur, chorégraphe, percussionniste, compositeur musical, directeur de ANARKOFLAMENCO ENSEMBLE
"On peut dire pour commencer, y en buen castellano de Castilla, que se las sabe todas. Qu’il fut pour beaucoup du succès - mondial - d’un groupe de musique espagnol célèbre, et ainsi célébré de partout, au début de notre second millénaire, qu’il se jeta de plein gré dans les profondeurs de la vie - et ses tourments. Et corps et âme dans la danse - avec ses grandes victoires et ses désillusions - et dans la rue. Les places et las Ramblas de Barcelona - pour être précis - où il s’installe une longue période avant de venir en France - pour préparer et fêter comme il l’entend, ses 25 années de carrière. et où il se donne tout entier à qui voudra bien lui offrir quelques minutes de pure et totale attention, le plus souvent (et en grande majorité, il faut le dire) des étrangerEs, parfois bien plus documentés - et passionnéEs - que beaucoup d’espagnols.
Il vit, à vie, dans la danse. Flamenco y virile de condition, il se montre à chaque instant et toujours avec une intensité émouvante. Il aime dire qu’un danseur de flamenco doit aimer l’alcool - très sucré -, les femmes et le tabac avec excès, danser avec toute son âme et son cœur - en absolue modestie et en totale auto-dérision. Il se montre comme il est, anarchiste de la grâce, au naturel.
Et c’est en anarchiste de la grâce qu’il s’étend en jongleur tendant ses bras ses mains en branches en fleurs, en trigo, en veranos sacudidos, en inviernos descontentos.
Il demande... Qu’on lui laisse danser.
___ et si nécessaire, en anarchiste de la grâce, tomber ! ___ "

Marcel Courthiade, commissaire à la langue et aux droits linguistes de l’Union Rromani Internationale, enseignant responsable de la section de langue et civilisation rromani à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), à Paris.
"On peut dire qu’il est le gardien se tenant jour et nuit sans sommeil pour que la voix du peuple rrom soit entendue, écoutée. Voix des mystères et des révoltes, puis de l’amour, de l’indignation, de l’espoir ou de l’humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, plus ou moins familières ou totalement méconnues, ce sont ces voix innombrables que le troisième maître artisan de la soirée veut faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres. Mais, surtout, il cherche au comment inverser la terrible et fausse représentation des Rroms. Il s’ensuit donc que la seule façon de sortir de ce piège est d’inverser les opinions erronées dominantes, à savoir les accumulations de contes, d’approximations et de calomnies, et de les remplacer par des connaissances fondées sur une observation impartiale des faits réels, sur des arguments et des déductions logiques.
Il demande... Éclaire ton enfant !
Que ses derniers travaux trouvent la lumière... Que le millénaire soit !
___ Moi, je dis que ses traces subsisteront chaque matin dans la rosée. ___ "

L’évènement sur facebook : [https://www.facebook.com/events/2024417894503744/]

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